Quand on devient « le monstre » dans le regard de l’autre : traumatisme relationnel, blessure narcissique et perte de soi après une rupture

Dernière mise à jour : 30 août
Certaines ruptures font souffrir parce que l’on perd quelqu’un que l’on aime. D’autres provoquent une blessure plus difficile encore à décrire : on ne perd pas seulement l’autre, on semble soudain disparaître dans son regard.
La personne qui nous connaissait intimement, qui avait confiance en nous, qui nous aimait parfois profondément, paraît ne plus reconnaître celui ou celle que nous pensions être. Un geste tendre peut être vécu comme une intrusion. Une tentative de rapprochement comme une menace. Des mots d’amour comme quelque chose de dangereux.
Et celui qui se trouve de l’autre côté de cette transformation peut alors vivre une expérience vertigineuse : « Comment quelqu’un qui me connaissait aussi bien peut-il désormais me voir ainsi ? » Puis, plus douloureusement encore : « Et si elle me voit ainsi… qui suis-je réellement ? »
Dans certains fonctionnements psychiques marqués par une forte insécurité affective, notamment lorsque des mécanismes de clivage, de projection ou d’identification projective apparaissent dans la relation, cette transformation de l’autre peut être particulièrement brutale.
On parle beaucoup de la souffrance de celui qui clive. Beaucoup moins de ce qui arrive psychiquement à celui qui reçoit le clivage.

Rupture traumatique : quand le regard de l'autre bouleverse l'image de soi
Le clivage : lorsque l’objet aimé change brutalement de signe
Dans une relation suffisamment sécurisée, nous sommes capables de maintenir une représentation complexe de l’autre. La personne que j’aime peut me décevoir sans devenir mauvaise. Elle peut me blesser sans devenir dangereuse. Je peux être en colère contre elle tout en continuant à savoir qu’elle m’aime. Cette capacité suppose de pouvoir intégrer simultanément les qualités et les défauts d’un même objet.
Dans certains moments de très forte activation émotionnelle, cette intégration peut devenir beaucoup plus difficile. C’est ce que les traditions psychanalytiques ont notamment conceptualisé à travers le clivage. L’autre peut alors être vécu alternativement comme profondément bon ou profondément mauvais, sécurisant ou menaçant, protecteur ou persécuteur.
Ce mécanisme peut notamment être observé dans certaines organisations limites ou dans le trouble de la personnalité borderline, mais il n’est évidemment ni spécifique à ce diagnostic ni suffisant pour le poser.
Lorsque la peur, la colère ou le sentiment de menace deviennent trop importants, la représentation de l’autre peut se modifier radicalement. Et celui qui était hier un objet d’amour peut devenir aujourd’hui un objet dont il faudrait se protéger.

Quand on devient méconnaissable dans le regard de l'autre
C’est une question qui mérite beaucoup plus d’attention. Car recevoir ce basculement peut être profondément désorganisant.
Imaginez avoir partagé pendant longtemps une relation fondée sur la confiance, l’intimité et la tendresse. Vous connaissez le regard de l’autre posé sur vous. Vous savez ce que vous représentiez pour elle.
Puis quelque chose se produit. Et progressivement, ou parfois presque instantanément, vous découvrez une représentation de vous-même dans laquelle vous ne vous reconnaissez plus.
Vous pensiez aimer. L’autre a ressenti de la peur.
Vous pensiez rassurer. L’autre s’est senti envahi.
Vous pensiez tendre la main. L’autre a ressenti le besoin de se protéger.
Le problème n’est pas de décider immédiatement qui détient la bonne interprétation. Les deux expériences subjectives peuvent exister.
La question clinique est plutôt celle-ci : que produit chez un être humain le fait de découvrir qu’il est devenu méconnaissable dans le regard d’une personne qu’il aime profondément ?

« Je ne me reconnais plus dans ton regard »
Notre identité n’existe jamais complètement indépendamment des autres. Nous savons qui nous sommes grâce à notre histoire, nos valeurs, nos actes et notre propre représentation de nous-mêmes. Mais nous existons également dans le regard des personnes qui comptent pour nous. Le regard de l’objet aimé possède une puissance particulière.
Être reconnu par quelqu’un que nous aimons contribue au sentiment de continuité de notre identité : « Tu me connais et, dans ton regard, je me reconnais. »
Lorsque ce regard se transforme brutalement, quelque chose peut donc vaciller. On ne perd plus seulement une relation. On perd également le soi qui existait dans cette relation.
L’homme aimé. La femme rassurante. Le partenaire tendre. Celui en qui l’autre avait confiance. Cette représentation semble disparaître. Et elle peut parfois être remplacée par son contraire. C’est là que la rupture peut prendre une dimension profondément traumatique.
Lorsque ce changement est particulièrement brutal - lorsque je passe presque sans transition d’objet aimé à objet vécu comme dangereux - certains mécanismes de clivage rencontrés dans les fonctionnements état-limite ou borderline peuvent apporter un éclairage. J’explore spécifiquement ce retournement dans « Clivage et fonctionnement borderline : quand l’être aimé devient soudainement « mauvais » ».

Blessure narcissique après une rupture : pourquoi le regard de l'autre fait si mal ?
Une blessure narcissique ne signifie pas "être narcissique"
Le mot narcissique est aujourd’hui fréquemment utilisé comme synonyme d’égocentrique ou de manipulateur. C’est une réduction considérable du concept. En psychologie clinique, le narcissisme concerne également les fondations de notre sentiment d’identité, de valeur et de continuité psychique.
Une blessure narcissique peut donc survenir lorsque quelque chose vient profondément atteindre la représentation que nous avons de nous-mêmes.
Être quitté est déjà une blessure potentielle : « Je ne suis plus choisi. » J’avais consacré il y a plusieurs années un article entier à cette notion de blessure narcissique, ou de faille narcissique : ce besoin parfois considérable de réassurance, la fragilité de l’estime de soi et les différentes manières dont nous pouvons tenter de protéger un Moi qui se sent insuffisamment solide. Pour approfondir cette notion elle-même, vous pouvez lire « La blessure narcissique, une part d’ombre difficile à accueillir ».
Mais être quitté parce que l’on est devenu, dans l’expérience de l’autre, quelqu’un dont il faudrait se protéger peut produire une blessure différente : « Je ne suis plus seulement celui que tu n’aimes plus. Je suis devenu quelqu’un que tu crains. »
Lorsque cette représentation est radicalement contraire à nos intentions et à nos valeurs, le choc peut être considérable. On cherche alors compulsivement à comprendre. On relit les conversations. On analyse les événements. On cherche le moment où tout a basculé. On voudrait expliquer. Corriger. Réparer.
Retrouver quelques minutes la personne que l’on connaissait pour lui dire : « Regarde-moi. Tu me connais. Ce n’est pas moi. »
Mais c’est précisément là qu’un piège relationnel peut apparaître.

L’impossible réparation : vouloir restaurer son image dans le regard de l'autre
Supposons que l’autre ressente désormais le contact comme menaçant ou intrusif.
Plus celui qui souffre cherche à réparer la représentation qu’elle possède de lui, plus il risque de produire précisément ce que l’autre redoute : une nouvelle présence alors qu’elle demande de la distance.
Le paradoxe devient terrible.
Pour montrer que je respecte l’autre, je dois accepter de ne pas pouvoir lui montrer qui je suis. Je dois parfois accepter qu’une représentation de moi que je juge profondément injuste puisse continuer à exister dans son esprit. Sans pouvoir la corriger. Sans pouvoir m’expliquer. Sans pouvoir obtenir la phrase qui réparerait tout : « Maintenant je comprends. Je sais que tu ne voulais pas me faire de mal. »
Cette impossibilité de réparation intersubjective peut participer à la persistance de la souffrance. La psyché reste en attente d’une résolution qui ne vient pas.

Quand un geste tendre change de sens
Il arrive ainsi qu’un geste pensé comme tendre, une parole destinée à rassurer ou une tentative de rapprochement soient reçus d’une manière radicalement différente de l’intention de celui qui les formule.
Cette divergence n’implique pas nécessairement que l’un dise vrai et que l’autre se trompe. Elle rappelle quelque chose de fondamental dans les relations humaines : nous ne recevons jamais les gestes de l’autre depuis son monde intérieur, mais depuis le nôtre, avec notre histoire, notre état émotionnel et la représentation que nous avons alors de la relation.
Cette expérience m’a confronté à une réalité clinique extrêmement difficile : l’intention de celui qui agit et l’expérience de celui qui reçoit peuvent devenir radicalement divergentes.
Reconnaître cela ne signifie pas nécessairement conclure que l’un a raison et que l’autre a tort. Cela signifie accepter qu’à certains moments, deux réalités psychiques puissent ne plus parvenir à se rencontrer.

Quand le regard de l'autre commence à modifier notre propre perception
Le concept d’identification projective, développé à partir des travaux de Melanie Klein puis considérablement enrichi par d’autres auteurs (dont Wilfried Bion), apporte ici une perspective intéressante.
Dans une conception simplifiée, une personne peut externaliser dans l’autre certains affects ou représentations psychiques difficiles à contenir. L’autre devient alors le dépositaire de ce qui est vécu comme dangereux, mauvais ou persécuteur. Mais l’aspect particulièrement intéressant est ce qui peut ensuite arriver au partenaire.
À force d’être regardé comme dangereux, coupable, mauvais ou menaçant, celui-ci peut commencer à être profondément affecté par cette représentation. Il ne pense pas nécessairement : « Je suis effectivement cette personne. » Mais quelque chose de plus insidieux apparaît : « Et si j’avais vraiment été dangereux sans m’en rendre compte ? » « Et si j’avais été violent alors que je pensais aimer ? » « Comment ai-je pu provoquer une telle peur ? »
La projection ne reste alors plus seulement « chez l’autre ». Elle commence à travailler intérieurement celui qui la reçoit. Et c’est précisément l’une des dimensions les plus douloureuses de certaines relations marquées par le clivage.
Cette dynamique devient encore plus complexe lorsque la projection ne modifie plus seulement mon image de moi-même, mais aussi ma manière d’agir dans la relation. Elle peut aussi apparaître comme une prophétie autoréalisatrice. J’explore cette dimension interpersonnelle - à partir de Melanie Klein, Bion et Searles - dans « Identification projective : quand nos peurs transforment la relation ».

De la culpabilité à la perte de confiance en soi
La culpabilité possède normalement une fonction psychique utile. Elle nous permet de reconnaître que nous avons pu blesser quelqu’un, de prendre notre part de responsabilité et, lorsque cela est possible, de réparer. Mais elle peut devenir destructrice lorsqu’elle se transforme en interrogation permanente sur notre identité.
Il existe une différence fondamentale entre : « J’ai pu faire quelque chose qui t’a fait souffrir. » et : « Ta souffrance prouve peut-être que je suis mauvais. » La première proposition permet la responsabilité. La seconde menace l’identité. Or sortir d’une telle expérience ne consiste ni à nier la souffrance de l’autre, ni à absorber entièrement sa représentation de nous.
Le travail psychique consiste progressivement à pouvoir tenir ensemble deux réalités : « Je reconnais que tu as pu vivre certains de mes comportements comme douloureux ou menaçants. » et : « Ton expérience de moi ne constitue pas à elle seule la vérité de ce que je suis ni de ce que furent mes intentions. »
Cette articulation est difficile. Mais elle est fondamentale.

Rupture traumatique et traumatisme relationnel : de quoi parle-t-on ?
Le terme doit être employé avec prudence. Toute rupture douloureuse ne constitue pas un trouble de stress post-traumatique, et les critères diagnostiques du TSPT sont précis.
On peut néanmoins rencontrer des expériences de traumatisme relationnel au sens clinique plus large : des événements interpersonnels qui débordent temporairement les capacités habituelles d’élaboration psychique et laissent derrière eux sidération, rumination, hyperactivation émotionnelle, évitement ou sentiment d’irréalité.
Dans certaines situations, un trouble de l’adaptation avec anxiété et/ou humeur dépressive peut également apparaître après une rupture. Il appartient évidemment à un professionnel d’en évaluer les critères. Mais l’absence d’un diagnostic de TSPT ne signifie absolument pas que la souffrance soit anodine.

La blessure morale : quand le regard de l'autre nous heurte dans nos valeurs
Un autre concept me semble particulièrement fécond : celui de blessure morale (moral injury). Il ne s’agit pas d’un diagnostic psychiatrique autonome et son utilisation doit rester prudente hors des contextes dans lesquels il a principalement été étudié. Mais il permet de penser une dimension particulière de certaines ruptures.
La souffrance n’est plus seulement : « Tu m’as quitté. » Elle devient : « Tu me prêtes quelque chose qui touche à ce que j’ai de plus précieux : mes intentions, mes valeurs et la manière dont je souhaite traiter ceux que j’aime. »
Pour quelqu’un qui accorde une grande importance au fait de protéger, respecter ou prendre soin de l’autre, être vécu comme celui dont il faudrait se protéger peut constituer une véritable déflagration identitaire.
La question n’est alors plus seulement : « Comment vivre sans toi ? » Mais : « Comment continuer à savoir qui je suis alors que celle qui me connaissait intimement ne semble plus reconnaître cet homme ? »

Pourquoi certaines personnes sont-elles beaucoup plus atteintes que d’autres ?
Tout le monde ne réagit pas de la même manière à une telle expérience. Notre histoire d’attachement joue probablement un rôle. Chez certaines personnes, le regard de l’objet aimé possède une importance considérable dans la régulation de l’estime de soi et du sentiment de sécurité.
La disparition brutale de ce regard peut alors réactiver des blessures plus anciennes : abandon, rejet, sentiment de ne pas compter, besoin d’être compris, peur d’être injustement perçu. Cela ne signifie pas nécessairement souffrir d’un trouble de personnalité.
Un attachement anxieux, une sensibilité importante à l’abandon ou une dépendance particulière à la reconnaissance de l’objet aimé peuvent suffire à rendre l’expérience extrêmement douloureuse. Et parfois, aucune vulnérabilité pathologique préalable n’est nécessaire.
Une relation suffisamment importante, une rupture suffisamment brutale et une transformation suffisamment radicale du regard de l’autre peuvent ébranler quelqu’un qui fonctionnait jusque-là très bien.

Perte de soi après une rupture : comment retrouver son identité ?
Faire le deuil de quelqu’un… mais aussi du regard qu’il portait sur nous
Il existe peut-être plusieurs deuils dans ce type de rupture. Le deuil de la relation. Le deuil de l’avenir imaginé. Le deuil de l’intimité. Mais également un deuil beaucoup plus discret : le deuil du regard que l’autre portait autrefois sur nous.
C’est parfois celui-là que l’on refuse le plus longtemps de perdre. On espère secrètement qu’un jour l’autre dira : « Maintenant je comprends. » Et cet espoir peut maintenir une partie de nous suspendue à son regard.
Le véritable travail de reconstruction commence peut-être lorsqu’une autre possibilité devient pensable : je peux continuer à aimer quelqu’un sans avoir besoin que cette personne restaure mon identité.
Il arrive toutefois un moment où comprendre davantage ne permet plus nécessairement d’avancer. Il faut parfois accepter de ne plus restaurer son image dans le regard de l’autre et apprendre à laisser partir ce que l’on aime encore.

Retrouver une représentation de soi qui ne dépend plus de l’autre
Il ne s’agit pas de devenir indifférent. Encore moins d’effacer l’amour. Il s’agit de reconstruire progressivement une représentation de soi suffisamment solide pour survivre à la représentation négative que quelqu’un d’autre peut conserver de nous.
Pouvoir penser :
« Je sais ce que j’ai fait. »
« Je peux examiner sincèrement mes erreurs. »
« Je peux reconnaître ce que l’autre a ressenti. »
« Je peux demander pardon pour ce qui lui a fait du mal. »
Mais aussi : « Je n’ai pas besoin de réduire mon identité à la représentation de moi qui s’est construite dans cette relation, pas davantage que je ne peux demander à l’autre de renoncer à son propre vécu. »
Cette position est beaucoup plus complexe que de simplement accuser l’autre de projection. Elle impose au contraire une véritable responsabilité psychique. Qu’est-ce qui m’appartient ? Qu’est-ce qui appartient à l’autre ? Qu’ai-je réellement fait ? Quelles étaient mes intentions ? Quelles limites n’ai-je peut-être pas suffisamment perçues ? Et qu’est-ce que je porte aujourd’hui qui ne m’appartient peut-être pas entièrement ?

Comment se reconstruire après une rupture traumatique ?
Le rôle de la psychothérapie
Une psychothérapie peut être particulièrement utile lorsque l’on reste prisonnier de cette expérience. L’objectif n’est pas de déterminer à distance si l’ancien partenaire était borderline, narcissique, traumatisé ou autre. Ce serait souvent une impasse, même si comprendre aide parfois à se libérer d’une culpabilité exagérée. L’enjeu est de comprendre ce que cette relation et sa rupture ont produit en vous.
Une approche psychodynamique peut permettre de travailler les questions d’attachement, de narcissisme, de projection et de dépendance au regard de l’objet. Pour en savoir plus sur la pratique vous pouvez consulter la page Psychologue Lille.
Des approches centrées sur le traumatisme, notamment l’EMDR lorsqu’elle est indiquée, peuvent également permettre de retraiter certaines scènes restées émotionnellement « bloquées » : une conversation, un message, un rejet brutal, un regard, une porte qui se ferme, ou le moment précis où l’on comprend que l’autre nous perçoit désormais comme quelqu’un que nous ne reconnaissons pas.
Le but n’est pas d’oublier. Le but est que le souvenir cesse de définir le présent.

De « je dois lui montrer qui je suis » à « je sais qui je suis »
Il existe peut-être une phrase qui résume tout le chemin thérapeutique.
Au début : « J’ai besoin qu’elle comprenne qui je suis pour pouvoir retrouver la paix. »
Puis, progressivement : « J’aimerais qu’elle le comprenne, mais je peux accepter de ne pas maîtriser la représentation qu’elle possède de moi. »
Et peut-être finalement : « Je sais qui je suis, même si elle ne peut plus aujourd’hui me voir ainsi. »
Cette dernière position ne nie ni l’amour, ni le manque, ni la souffrance de l’autre. Elle permet simplement de récupérer quelque chose qui avait été laissé dans son regard : sa propre identité.
Retrouver son identité après une telle expérience ne consiste pas seulement à se dégager du regard de l’autre. Cela peut aussi demander d’interroger pourquoi ce regard avait acquis un tel pouvoir sur nous, ce qu’il soutenait auparavant et quelles blessures plus anciennes son retournement est venu réveiller.
J’ai consacré un texte beaucoup plus personnel à cette question : « Pourquoi ai-je autant souffert de cette rupture ? Ce qu’elle a révélé de mon fonctionnement psychique ».

Consulter après une rupture amoureuse particulièrement difficile
Je suis Charles Crouzat, psychologue, et j’accompagne notamment des personnes confrontées aux relations affectives intenses, aux problématiques d’attachement et aux ruptures amoureuses particulièrement difficiles.
Mon travail consiste moins à chercher un diagnostic chez le partenaire absent qu’à comprendre ce que la relation et sa rupture ont produit chez la personne qui consulte : ce qu’elles ont réveillé de son histoire, de ses besoins affectifs, de ses vulnérabilités et de sa manière de se représenter elle-même dans le lien.
La question thérapeutique la plus féconde n’est pas toujours : « De quel trouble souffrait l’autre ? » Elle est parfois : « Pourquoi ce qui s’est passé entre nous m’a-t-il autant détruit, et comment retrouver maintenant une représentation suffisamment stable de moi-même pour continuer à vivre et à aimer ? »
Un travail thérapeutique peut alors aider à distinguer responsabilité et culpabilité, amour et dépendance au regard de l’autre, réalité des actes et représentations projetées, afin de retrouver progressivement une sécurité intérieure.
Les consultations peuvent notamment permettre de travailler autour des ruptures amoureuses traumatiques, de l’hypersensibilité, de l’anxiété, des problématiques d’attachement et des relations avec une personne présentant un fonctionnement borderline ou état limite.
Consultations de psychologie à Lille, Villeneuve-d’Ascq et à distance.
La prise de rendez-vous est disponible sur Doctolib et les informations concernant mon accompagnement sont disponibles sur mon site professionnel.



Commentaires