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La blessure narcissique, une part d’ombre difficile à accueillir.

Photo du rédacteur: Charles CROUZAT
Charles CROUZAT
26 juil. 2020
11 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 août

La blessure narcissique, parfois appelée faille narcissique, désigne une fragilité qui touche l'estime de soi, le sentiment de sa propre valeur et la manière dont nous dépendons du regard de l'autre pour nous sentir suffisamment aimables, valables ou en sécurité. Elle ne signifie pas nécessairement souffrir d'un trouble de la personnalité narcissique : nous pouvons tous présenter, à des degrés différents, certaines fragilités narcissiques.


La blessure narcissique peut se manifester de façons apparemment contradictoires. Une même personne peut par exemple se sentir profondément insuffisante dans certaines situations et chercher, dans d’autres, à restaurer son sentiment de valeur à travers la réussite, la reconnaissance ou une position de supériorité.


Cette difficulté à maintenir ensemble des représentations nuancées de soi ou de l’autre peut parfois, dans certaines organisations psychiques, prendre la forme d’un véritable clivage. J’explore plus spécifiquement ce mécanisme et le retournement parfois brutal de l’objet aimé dans mon article « Clivage et fonctionnement borderline : quand l'être aimé devient soudainement "mauvais" ».


La blessure narcissique peut notamment se manifester selon deux mouvements qui semblent opposés :

  1. un manque important de confiance en soi, accompagné d’un besoin de réassurance et d’une grande sensibilité au regard de l’autre ;

  2. une recherche de valorisation ou de supériorité, permettant parfois de protéger une estime de soi plus fragile qu’elle n’en a l’apparence.

Ces deux mouvements ne sont pas systématiquement présents ensemble et peuvent prendre des formes très différentes selon les personnes et les moments de leur vie.


Reconnaître cette fragilité chez soi peut être difficile. Il faut parfois beaucoup de recul et de bienveillance envers soi-même pour accepter que derrière certaines de nos réactions se cachent aussi la peur de ne pas avoir suffisamment de valeur, de décevoir, d’être rejeté ou de perdre le regard positif de l’autre.


C’est précisément parce que l’estime de soi est fragilisée que regarder cette vulnérabilité peut être inconfortable. Pourtant, pouvoir la reconnaître sans se réduire à elle constitue déjà une manière de développer une représentation de soi plus nuancée et plus solide.


Et vous, souffrez-vous d’une blessure narcissique ? Si oui, jusqu’à quel point ? Savez-vous l’accueillir et l’envisager sans peur ni angoisse ?


Psychologue Lille - Psy Lille - Pervers Narcissique
Crédits photo : Michelangelo Caravaggio 065 - Caravage — The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202.


Quels sont les symptômes d'une faille narcissique ?


La faille narcissique peut prendre des formes très différentes d’une personne à l’autre. Il n’existe pas un « symptôme » unique permettant de l’identifier. Il s’agit plutôt d’un ensemble de fragilités touchant l’estime de soi et le sentiment de sa propre valeur.


Elle peut notamment se manifester par :

  • un besoin important de reconnaissance ou de réassurance ;

  • une grande sensibilité à la critique, au rejet ou au changement de regard de l’autre ;

  • le sentiment de ne jamais être suffisamment bien, aimable ou compétent ;

  • une tendance à se comparer fréquemment aux autres ;

  • une difficulté à tolérer l’échec ou la désapprobation ;

  • une alternance entre sentiment d’infériorité et recherche de valorisation ;

  • une peur particulièrement intense de perdre certains liens importants.


Ces manifestations ne constituent pas en elles-mêmes un diagnostic. Elles peuvent se retrouver dans de nombreux fonctionnements psychiques et prendre un sens différent selon l’histoire de chacun.



Quelles sont les causes d'une faille narcissique ?


Les causes d’une faille narcissique ne peuvent généralement pas être réduites à un événement unique. Elles s’inscrivent plutôt dans une histoire relationnelle, affective et développementale singulière.


Dans une lecture psychodynamique, certaines fragilités narcissiques peuvent notamment se construire lorsque l’enfant ne parvient pas suffisamment à intérioriser un sentiment stable de sa propre valeur. Le regard des figures importantes de l’enfance participe en effet progressivement à la construction de l’estime de soi.


Un manque de reconnaissance, des attentes très élevées, des expériences répétées de honte ou de dévalorisation, une affection ressentie comme conditionnelle, certaines ruptures relationnelles ou encore des expériences traumatiques peuvent parfois participer à cette fragilité.


Cela ne signifie pas qu’une enfance difficile entraîne nécessairement une blessure narcissique, ni qu’une faille narcissique puisse toujours être expliquée par les parents. Son origine est généralement plus complexe et dépend de l’histoire propre à chaque personne.


Origines et causes de la faille narcissique dans l'enfance. Regard que porte l'enfant sur lui, comme devant un miroir.
La construction de l'estime de soi s'inscrit notamment dans notre histoire relationnelle et dans les regards que nous avons progressivement intériorisés. - Crédits photo : Cottonbro Studio

Blessure narcissique et ideal du Moi


Dans une lecture psychanalytique, la blessure narcissique peut également être pensée dans son rapport à l’idéal du Moi : l’image de ce que nous pensons devoir être pour nous sentir suffisamment valables, aimables ou dignes d’estime.


Plus l’écart devient important entre ce que je suis et ce que je pense devoir être, plus je peux éprouver honte, insuffisance ou dévalorisation. Je peux alors chercher à réduire cet écart en essayant d’être parfait, de réussir davantage ou d’obtenir du regard de l’autre la confirmation que je suis bien celui que j’aimerais être.


Le travail psychique consiste peut-être aussi à construire un idéal moins tyrannique : pouvoir désirer évoluer sans que chaque imperfection devienne une atteinte à notre valeur.




Le manque de confiance en soi et le besoin de réassurance


La faille narcissique peut donner le sentiment que notre Moi est petit, fragile, insuffisamment assuré de sa propre valeur. Dans une lecture psychodynamique, cette fragilité peut notamment se construire lorsque nous n'avons pas suffisamment pu intérioriser un regard sécurisant et valorisant de la part de figures importantes de notre histoire.


Nous pouvons alors chercher davantage cette confirmation à l'extérieur de nous-mêmes : dans le regard du partenaire, d'un parent, d'un ami ou parfois dans la reconnaissance professionnelle.


Lorsque cette réassurance vient à manquer, de l'angoisse, de la peur, voire un sentiment de perte de valeur peuvent apparaître.


Si vous vous sentez inquiet et coupable, quand vous voyez que l’autre ne va pas bien. Si vous ressentez un besoin important et insistant de demander à l’autre « ça va ? ». Si vous le faites dans l’espoir qu’il vous dise « oui », pour vous permettre de valider que vous n’êtes pas responsable. Alors peut-être souffrez-vous d’une forme de manque d’estime de vous même, d’une blessure narcissique.


J’ai essayé d’explorer cette dimension d’une manière beaucoup plus personnelle dans « Pourquoi ai-je autant souffert de cette rupture ? Ce qu’elle a révélé de mon fonctionnement psychique » : comment la perte d’un lien peut venir toucher une faille narcissique ancienne, le besoin d’être rassuré sur sa propre valeur et parfois cette question très archaïque : « Est-ce que je tiens encore si le lien ne tient plus ? »


La blessure narcissique est difficile à accueillir et à considérer. - Crédits photo : David Jakab
La blessure narcissique est difficile à accueillir et à considérer. - Crédits photo : David Jakab


Un exercice pour observer l'angoisse et le besoin de réassurance


Lorsque vous sentez apparaître un besoin important de réassurance, vous pouvez essayer, avant de chercher immédiatement une réponse auprès de l’autre, de vous arrêter quelques instants.


Observez ce qui se passe dans votre corps : tension dans la poitrine ou l’estomac, agitation, accélération du rythme cardiaque, pensées répétitives, envie urgente d’écrire ou de demander à l’autre si « tout va bien ».


Sans chercher immédiatement à faire disparaître ces sensations, essayez simplement de les identifier et de respirer avec elles. Peut-être reconnaîtrez-vous derrière cette urgence une peur du rejet, de l’abandon, de la culpabilité ou le besoin d’être rassuré sur votre propre valeur.


L’objectif n’est pas de ne plus avoir besoin des autres. Nous sommes des êtres relationnels. Il s’agit plutôt d’apprendre progressivement à reconnaître ce qui se joue en soi avant de demander systématiquement à la relation de venir l’apaiser.


© Inconnu, 1880 published by the National Printing & Engraving Company, Chicago Modifications by Papa Lima Whiskey



Blessure narcissique et sentiment de supériorité


Une blessure narcissique ne se manifeste pas nécessairement par un manque apparent de confiance en soi. Chez certaines personnes, la fragilité de l’estime de soi peut au contraire être protégée par une recherche importante de valorisation, de réussite, de reconnaissance ou de supériorité.


Derrière une apparence très assurée peut ainsi parfois exister une estime de soi beaucoup plus vulnérable qu’elle n’y paraît. La critique, l’échec, la comparaison ou le sentiment de ne plus être suffisamment reconnu peuvent alors devenir particulièrement difficiles à supporter.

Il est important ici de distinguer blessure narcissique, traits narcissiques et trouble de la personnalité narcissique. De même, l’expression très médiatisée de « pervers narcissique » ne doit pas conduire à considérer toute personne présentant une fragilité narcissique comme manipulatrice, malveillante ou dangereuse.


Cette recherche de valorisation peut notamment se traduire par :

  • une tendance à beaucoup parler de soi ou à ramener régulièrement la conversation à sa propre expérience ;

  • un besoin important d’être reconnu pour ses qualités, ses compétences ou ses réussites ;

  • une difficulté à tolérer la critique ou le désaccord ;

  • la comparaison avec les autres afin de restaurer son propre sentiment de valeur ;

  • parfois, le dénigrement de l’autre lorsque celui-ci vient menacer l’image que nous cherchons à maintenir de nous-mêmes.

Ces comportements peuvent alors être compris, non comme la preuve d’une supériorité réelle, mais parfois comme des tentatives de protéger une estime de soi vulnérable.


Derrière la recherche de valorisation ou de supériorité peut parfois se dissimuler une estime de soi beaucoup plus vulnérable qu'elle n'en a l'apparence. - Crédits photo : Candewesth
Derrière la recherche de valorisation ou de supériorité peut parfois se dissimuler une estime de soi beaucoup plus vulnérable qu'elle n'en a l'apparence. - Crédits photo : Candewesth

On peut cultiver ce sentiment de supériorité de différentes façons : en soignant son image, en cultivant le « je suis parfait », à travers l'image de soi que l’on renvoie au monde. Tout cela vise à nous rassurer dans le fait que nous avons de la valeur. Mais lorsque notre sentiment de valeur dépend essentiellement de cette validation extérieure, la quête de réassurance peut devenir difficile à satisfaire durablement.


Les réseaux sociaux peuvent également solliciter fortement ces fragilités narcissiques. Le nombre de réactions, la comparaison avec les autres ou l’impression d’être plus ou moins visible peuvent facilement devenir des indicateurs de notre propre valeur lorsque l’estime de soi dépend beaucoup de la reconnaissance extérieure.


Notre environnement hyperconnecté multiplie ainsi les occasions de nous comparer et de chercher une validation. Il peut aussi, lorsqu’on parvient à observer ce qui se joue en nous, devenir une occasion de mieux comprendre notre rapport au regard de l’autre.



Quand la blessure narcissique vient du regard de l’autre


La blessure narcissique ne vient pas toujours seulement de ce que nous pensions déjà de nous-mêmes. Elle peut aussi surgir brutalement lorsque le regard d’une personne importante se transforme.


Être soudain perçu comme égoïste, mauvais, dangereux ou profondément différent de celui que nous pensions être peut ébranler notre identité : Et si l’autre avait raison ? Et si je ne me connaissais pas moi-même ?


Certaines ruptures deviennent ainsi bien davantage que des séparations : elles atteignent le sentiment même de savoir qui l’on est. J’explore spécifiquement cette expérience dans « Quand on devient “le monstre” dans le regard de l’autre : traumatisme relationnel, blessure narcissique et perte de soi après une rupture ».


Lorsque l'on porte cette blessure en soi, on peut osciller entre 1) soumission et manque de confiance, 2) sentiment de supériorité - Crédits photo : Andrea Piacquadio
Lorsque l'on porte cette blessure en soi, on peut osciller entre 1) soumission et manque de confiance, 2) sentiment de supériorité - Crédits photo : Andrea Piacquadio


Quels sont les risques d'une blessure narcissique


Lorsque notre sentiment de valeur dépend fortement de l’autre, la relation peut progressivement être investie d’une fonction qu’elle ne peut pas toujours remplir : nous rassurer sur nous-mêmes.


Nous pouvons alors chercher, parfois sans en avoir conscience, à obtenir de l’autre qu’il nous rassure constamment, qu’il corresponde à l’image dont nous avons besoin ou qu’il confirme que nous sommes suffisamment aimables, compétents ou importants.


Le risque est que l’autre ne soit plus seulement rencontré pour ce qu’il est, avec son altérité et ses propres besoins, mais aussi utilisé comme un miroir chargé de soutenir notre propre sentiment de valeur.


Lorsque cette fragilité commence à produire des comportements de contrôle, de dévalorisation ou une difficulté à reconnaître l’autre dans son altérité, une question plus inconfortable peut apparaître : « Et si je reproduisais moi-même certains comportements narcissiques qui m’ont fait souffrir chez d’autres ? »


Reconnaître de tels mouvements ne signifie pas pour autant être un « pervers narcissique ». Cela peut en revanche devenir l’occasion d’interroger ce que nous reproduisons dans nos relations et notre capacité à le transformer. J’aborde précisément cette question dans mon article « Peut-on devenir pervers narcissique ? Comprendre et changer ses comportements narcissiques ».


Dans certaines relations particulièrement intenses, cette question peut devenir plus complexe encore : chacun ne réagit plus seulement à ce que l’autre fait réellement, mais aussi à ce qu’il redoute, imagine ou projette sur lui. Peu à peu, les réactions de chacun peuvent venir confirmer les peurs de l’autre. C’est ce phénomène relationnel que j’explore dans « Identification projective : quand nos peurs transforment la relation ».



Quand la blessure narcissique devient un effondrement narcissique


Certaines situations peuvent venir atteindre particulièrement brutalement les assises narcissiques : une rupture, un rejet, un échec important, une humiliation ou la perte soudaine d’une position fortement investie.


Lorsque le sentiment de valeur reposait largement sur cette relation, cette réussite ou ce regard extérieur, leur disparition peut provoquer une impression d’effondrement : perte brutale d’estime de soi, honte, désorientation ou sentiment de ne plus savoir qui l’on est.


Ce que l’on appelle parfois effondrement narcissique invite alors à reconstruire progressivement un sentiment de continuité et de valeur qui ne repose pas uniquement sur ce qui vient d’être perdu.




Comment sortir d'une blessure narcissique


Sortir d’une blessure narcissique ne signifie probablement pas devenir totalement indépendant du regard des autres. Nous sommes des êtres relationnels et avons tous besoin, à différents degrés, d’être reconnus, aimés et valorisés.


Le travail consiste plutôt à construire progressivement une estime de soi suffisamment stable pour que notre sentiment de valeur ne dépende pas entièrement de la validation extérieure.


Cela peut notamment passer par :

  • apprendre à reconnaître les situations qui réveillent notre sentiment d’insuffisance ;

  • identifier notre besoin de réassurance avant d’y répondre impulsivement ;

  • mieux tolérer la frustration, le doute, la critique ou la désapprobation ;

  • différencier ce que l’autre pense de nous de ce que nous sommes ;

  • reconnaître nos qualités sans avoir besoin d’être parfait ;

  • accepter nos limites sans qu’elles deviennent la preuve que nous sommes sans valeur ;

  • développer des relations dans lesquelles nous pouvons être reconnus sans devoir constamment prouver notre valeur.


La psychothérapie peut offrir un espace particulièrement intéressant pour comprendre l’histoire de ces fragilités, observer la manière dont elles se rejouent dans nos relations et construire progressivement une représentation de soi plus stable et plus nuancée.


Charles Crouzat est Psychologue à Lille et Villeneuve-d'Ascq. Il reçoit en cabinet et en visioconsultation.
Charles Crouzat est Psychologue à Lille et Villeneuve-d'Ascq. Il reçoit en cabinet et en visioconsultation.


Ce que j'ai découvert de ma propre blessure narcissique


Si j’écris sur cette question, ce n’est pas seulement depuis ma place de psychologue.


Lorsque j’ai découvert certaines descriptions du fonctionnement narcissique, j’ai d’abord ressenti une forme de résistance. Il est souvent plus confortable d’étudier ces mécanismes chez les autres que de reconnaître ceux qui peuvent aussi nous traverser.


Avec le temps et mon propre travail psychothérapeutique, j’ai pourtant appris à reconnaître certaines de mes fragilités : mon besoin parfois important d’être rassuré dans le lien, ma sensibilité au changement de regard d’une personne qui compte pour moi, mon désir d’avoir raison ou encore certaines façons de chercher dans le regard de l’autre la confirmation de ma propre valeur.


Reconnaître ces mouvements ne signifie pas me réduire à eux. Au contraire, pouvoir les observer me permet progressivement d’être moins gouverné par eux.


Lorsque je sens cette fragilité se réveiller, j’essaie donc d’abord d’observer ce qui se passe en moi : l’agitation, l’angoisse, l’envie de chercher immédiatement une réassurance. Mon propre travail thérapeutique constitue également un espace où je peux continuer à interroger ces mouvements plutôt que de simplement les agir dans mes relations.


C’est peut-être aussi cela, travailler sa blessure narcissique : pouvoir regarder ses fragilités sans devoir pour autant se considérer comme mauvais, défaillant ou indigne d’être aimé.


Je suis un professionnel imparfait, parce que je suis humain. Mon métier ne me place pas à l’extérieur des mécanismes psychiques que j’essaie de comprendre. Peut-être m’invite-t-il au contraire à continuer de les interroger aussi en moi.


Plus j’avance, plus il me semble que nous gagnons en liberté lorsque nous pouvons reconnaître nos zones de fragilité sans les nier, mais aussi sans nous réduire à elles.



Travailler sur sa blessure narcissique en psychothérapie


Se reconnaître dans certaines de ces lignes ne signifie pas être « narcissique » ni devoir se réduire à une étiquette. Nous pouvons tous porter des fragilités dans notre estime de nous-mêmes, parfois discrètes, parfois beaucoup plus douloureuses lorsqu’une relation, une rupture, un échec ou le regard de l’autre vient les réveiller.


Le travail thérapeutique peut alors consister moins à chercher à supprimer cette part de soi qu’à mieux la reconnaître : comprendre ce qui vient toucher notre sentiment de valeur, apprendre à traverser l’insécurité sans demander constamment à l’autre de la réparer, et construire progressivement un sentiment de soi plus stable.


Je suis psychologue et je reçois en consultation à Lille et à Villeneuve-d’Ascq, ainsi qu’en visioconférence.


Vous pouvez découvrir ma pratique de psychologue à Lille ou mon cabinet de psychologue à Villeneuve-d’Ascq.


Si ce que vous venez de lire fait écho à votre histoire et que vous souhaitez entreprendre ce travail dans un cadre thérapeutique, vous pouvez également prendre rendez-vous directement en ligne.

2 commentaires


usaimargie2
07 août 2021

Je suis narcissique et je n'en avais pas conscience mais bon , mes enfants et mon entourage eux en souffre et j'en souffre énormément et je me sens vide et minable . J'aimerais tant m'oublier et être à l'écoute des autres ! Tout tourne toujours autour de ma petite personne et j'aimerais tellement avoir le goût des autres !

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Charles CROUZAT
Charles CROUZAT
10 août 2021
En réponse à

Quel beau témoignage et courage ! Merci.

Certains diraient qu'en avoir conscience, et savoir le nommer est une belle première étape. C'est qu'il y a une part au fond qui est suffisamment solide et en confiance pour savoir qu'elle n'est pas que cette blessure.


Et si nous n'étions pas "narcissique", mais que nous avions une blessure narcissique ? Je pense que "ce que nous sommes", au sens de l'Etre, n'est pas définissable ni réductible à des actions. Et si plutôt que de dire "je suis narcissique", je me proposais donc "je vibre parfois dans ma blessure narcissique" ?


Supposer que nous sommes un ETRE plein de potentiel, Beau et Bon, et qu'en même temps, nous allons parfois vibrer dans nos…


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