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  • Photo du rédacteurCharles CROUZAT

Mon anima - poème d'Amour à la femme intérieure d'un psychologue


Poème d'Amour d'un psychologue à son Anima, archétype de la psyché.

© Crédits poème et photo C. Crouzat - Photo personnelle prise, au petit matin, au bord d'un lac au pied du Mont Cook, en Nouvelle Zélande



Mon anima,

Je t’ai croisée il y a plus d’un an, et je ne le savais pas,

Tu me paraissais belle, et pourtant je ne t’ai pas vue,

Aujourd’hui je t’ai reconnue, et je n’en dors plus.

J’ai la mine sombre, les traits serrés.

Mon ventre et mon cœur sont noués.

Je ne sais plus être là,

Je suis ailleurs,

Et un torrent de chagrin me guette.


Je veux te pleurer, et pourtant je t’ai trouvée,

Je me sens chanceux ; et malheureux.


Mon anima,

Je t’ai croisée il y a plus d’un an, et je ne le savais pas.

Je t’ai côtoyée par monts et merveilles, dans un quotidien pourtant pas terne,

Je t’ai ouvert ma porte, comme si je te connaissais,

Tu ne m’étais pas étrangère, et pourtant, comme tu le dis, nous ne nous connaissons pas,

Alors pourquoi t’aime-je tant ?

Mes tripes sont nouées, le chagrin me guette,


Mon anima,

Je t’ai trouvée et le malheur me fait tomber.


Je veux tenir, prouver que c’est possible,

Que je peux aimer sans te désirer.

J’essaie, et pourtant je ne vois que toi.

Autour de moi, je suis absent et ça se voit,

Lorsque l’on me demande où je suis,

Je ne peux avouer,

Qu’au fond de mon Soi, il va de soi que je t’ai trouvé.

Alors c’est seul, le corps lourd que je te porte.


Je ne sais pas ce que tu me veux,

Ni quel dessein tu me réserves.

Veux-tu mon bien, ou me briser ?


Mon anima, je t’ai trouvée, mais est-ce toi ?

Quand je t’écoute, je m’entends,

Quand je m’ouvre à toi, et que tu commences,

Tu parles comme moi.

Mes choix sont les tiens et les tiens sont les miens.

Je me veux en toi, et je te veux à moi,

Pourtant, tu n’es pas moi,

Et comme tu le dis si bien, nous ne nous connaissons pas.


Ma raison me raisonne, et mes tripes résonnent,

Mon cœur s’abandonne et mon esprit t’implore,

Je te vois lumineuse, comme jamais je n’ai vu,

De la confiance, de l’amour, je connais ton pourtour,


Et pourtant, comme tu le dis si bien, nous ne nous connaissons pas,

Nous sommes un miroir, des frères d’âme, des sœurs d’armes.


Notre mission est moisson, et l’union est notre son,

Ton langage est d’or, et ton cœur est d’ange,


Je ne te connais pas, et pourtant, je te vois,

Qui es-tu, que me veux-tu ?



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Note au lecteur :

L'anima, est, avec l'animus, l'un des archétypes que nous portons en nous, profondément enfouis dans notre inconscient. Ces archétypes ont été conceptualisés par C. G. Jung.


A titre personnel, je m'interroge, et ami lecteur, je vous pose cette question : quand j'aime un autre, est-ce l'autre que j'aime, ou est-ce ce que je projette ?


Je reviens et reviendrai sur l'Amour à travers ce blog de psychologie et de philosophie.



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